le 10 avril, le Parlement européen a adopté un amendement qui "engage la Commission et les États membres à reconnaître qu’Internet est une vaste plate-forme pour l’expression culturelle [...] et, par conséquent, à éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à Internet".
A une courte majorité (314 contre 297), les eurodéputés s'opposent donc au principe de riposte graduée inscrit dans le projet de loi Olivennes qui, en cas d'infraction au droit d'auteur, prévoit de couper l'accès Internet aux internautes récidivistes.
Pour l'eurodéputé Guy Bono, auteur du rapport consacré aux industries culturelles et adopté le 22 janvier par la Commission de la Culture du Parlement européen, "la coupure de l'accès internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à Internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale", écrit-il sur son site.
Des industries incapables de changer leur modèle économique
Si l'amendement s'opposant à l'interruption de l'accès Internet est passé à quelques voix près, le rapport Bono a lui été adopté a une large majorité: 586 pour 36 contre. Il prône notamment la mise en œuvre d'un cadre réglementaire et fiscal favorables aux industries culturelles européenne. Une mise en œuvre qui, sans occulter le phénomène du piratage et de la contrefaçon, ne doit pas s'opposer aux libertés civiques.
En votant pour les amendements 1 et 2 (et particulièrement le paragraphe 22 bis) déposés par Michel Rocard et Guy Bono, le Parlement européen fait entendre la nécessaire distinction entre la piraterie de masse et les consommateurs qui n'agissent pas dans un but mercantile.
"Les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leurs modèles économiques face aux nécessités imposées par la société de l'information", soutient Guy Bono. "L'enjeu central est ici de trouver un équilibre entre les possibilités d'accès aux activités et contenus culturels, la diversité culturelle et une véritable rémunération aux titulaires de droits".
article ecrit par Christophe Lagane sur www.vnunet.fr
L'industrie du disque a-t-elle enfin pris la mesure de la révolution que lui impose Internet ? De nouveaux partenariats pour la distribution de musique numérique se multiplient, difficiles à envisager il y a encore un an.
Jeudi 3 avril, trois des quatre grandes "majors" du disque (Universal Music, Sony BMG et Warner Music) ont annoncé la création d'une société avec MySpace, le site communautaire le plus visité au monde. Cette dernière proposera aux internautes de l'écoute gratuite ou du téléchargement payant.
Va-t-on enfin arriver à une "distribution" de contenu multimedia en accord avec l'ère du temps. On dirait que oui, si les Universal et Sony se lancent, les autres suivront peut-être...
Depuis le 1er avril, le site pionnier de commerce en ligne Amazon propose aux Etats-Unis d'effectuer ses transactions par SMS depuis son téléphone portable : consultation, comparaison de produits et achat. Le nouveau service s’appelle TextBuyIt, que l'on pourrait traduire par "Achète-le par SMS".
Plus besoin d’ordinateur, seul un téléphone mobile classique suffit. Certes, les téléphones équipés d’un accès à Internet et d’un navigateur Web, comme l’iPhone, peuvent déjà accéder au site. Mais ce service s’adresse plus particulièrement au reste de la population – non négligeable - qui ne dispose pas de téléphone mobile multimédia.
"Si vous sortez d’un concert et que vous désirez acheter l’album de l’artiste que vous venez de voir, ou encore si un ami au restaurant vous recommande un livre à lire : il suffit d’envoyer un SMS à Amazon, de confirmer et le produit est envoyé. C’est incroyablement simple et pratique", a déclaré , Howard Gefen , directeur d’Amazon Mobile.
Début de l'opération par SMS puis un appel vocal
Quelle est la démarche à suivre pour utiliser TextBuyIt ? Il suffit d’envoyer par SMS le nom, le mot-clé ou le CUP ou l’ISBN du produit voulu à AMAZON (ce qui correspond à 262966 sur le clavier d'un téléphone mobile pour les utilisateurs américains). Ensuite, Amazon répond avec une liste de produits correspondant à la demande, le client répond à nouveau en indiquant sa sélection. L’achat se concrétise par un appel vocal d’un agent conseil d’Amazon qui finalise les détails de la transaction.
Pour utiliser ce service, il faut au préalable être titulaire d’un compte sur Amazon. TextBuyIt utilise ce compte et ne redemande pas à chaque fois le numéro de carte lors d’une commande. En permettant de consommer où que l’on soit et quand on le souhaite, ce service va favoriser l’achat d’impulsion, c’est à dire l’achat sous le coup de l’émotion.
Ce nouveau service illustre la démarche d’Amazon de se concentrer depuis ces derniers mois sur son offre mobile. La firme de Jeff Bezos a d'ailleurs amélioré la version de son site pour les téléphones nouvelle génération munis d’un navigateur Web en vue de surfer sur l'émergence du m-commerce.
article ecrit par Cécile Grégoriadès sur http://www.vnunet.fr/
TRIBUNE: Open XML ou les normes ISO de l'OSI encore crédibles?
03-04-2008
Par Bertrand Bruller (*)
On peut s'interroger sur les conditions dans lesquelles cette norme ISO de Microsoft a été votée. Il en va de la crédibilité de l'OSI...
Organisation internationale de normalisation, ou ISO (International Organization for Standardization), est un une organisme international de normalisation composé de représentants d'organisations nationales de normalisation de 158 pays.
Son objectif est de produire des normes internationales dans les domaines industriels et commerciaux qui soient utiles aux organisations industrielles et économiques de tout type, aux gouvernements, aux instances de réglementation, aux dirigeants de l’économie, aux professionnels de l’évaluation de la conformité, aux fournisseurs et acheteurs de produits et de services, dans les secteurs tant public que privé. En fin de compte, des normes qui servent les intérêts du public en général lorsque celui-ci agit en qualité de consommateur et utilisateur.
Dans le domaine informatique, les constructeurs ont toujours eu une position ambiguë vis-à-vis de normes susceptibles de nuire à leur hégémonie. Ils ont tout fait pour retarder la publication de certaines normes. Pour une grande part, ils ont réussit à enterrer définitivement le modèle OSI, y compris dans le domaine des réseaux où il était très avancé. Selon Tannebaum, ce n’était ni la bonne technologie ni le bon moment. Il a fallu que le Département d’Etat américain de la Défense impose ses propres normes sous peine d’être exclu du marché. C’est ainsi que le modèle TCP/IP s’est rapidement imposé en quelques années et a pu enterrer ainsi l’OSI.
La décision de normaliser le format Open XML, proposé par Microsoft concurremment avec ODA, est assez surprenante. La publication de cette norme avait été repoussée l’an dernier. L’Afnor (France) a voté contre. Pour quelles raisons ces organismes nationaux ont-il changé d’avis ? Sur quelles bases techniques ? Enfin quel est l'intérêt de disposer de deux normes pour le même objet ? Il est vraisemblable que le changement de ces votes n’est pas le fruit de problèmes techniques mais le résultat de marchandages. On est donc en droit de se demander combien de temps un organisme, dont la vocation est la recherche de l’intérêt général, peut rester crédible face à la publication de normes obtenues dans de telles conditions... .___ (*) Professeur à l'Ecole Centrale de Paris
Même si on se doute que les normes du marché prennent souvent le pas sur l'intérêt général, on peut effectivement se demander quelle sera la crédibilité d'une organisation qui est censée être libre de toute pression du marché et qui vote de cette manière. Ce cas est un bon exemple pour relancer le débat des normes ISO. De plus, je peux parier qu'il va faire couler pas mal d'encre.
C’est au Journal Officiel du 3 avril qu’a été finalement publiée la décision de la Commission Copie Privée relative à la taxation des téléphones trop doués pour la lecture des fichiers MP3.
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Prise fin février, cette décision avait été entachée par le départ des industriels, lesquels contestent fermement le régime actuel de la taxe copie privée et ses modalités d'établissement.
Les baladeurs téléphoniques seront dorénavant taxés si trois critères sont remplis :
- Une mémoire d'une capacité supérieure ou égale à 128 Mo (disque dur ou mémoire interne)
- La possibilité de restituer des contenus audio et/ou vidéo
- Des fonctionnalités propres à un baladeur : un outil spécifique de gestion et de transfert des contenus audio, une ou plusieurs touches dédiées à la fonction baladeur de l'appareil accessibles directement (la liste n’est pas limitative)
Deux barèmes selon l'aptitude du téléphone baladeur
Deux barèmes sont appliqués selon que l’appareil sait ou non restituer de la vidéo, en plus de l’audio. S’il sait simplement lire du contenu audio, voilà le barème par tranche de capacité nominale d'enregistrement (en Mo et Go)
1 euro : pour 128 Mo.
2 euros : au-delà de 128 Mo jusqu'à 256 Mo.
3 euros : au-delà de 256 Mo jusqu'à 384 Mo.
4 euros : au-delà de 384 Mo jusqu'à 512 Mo.
5 euros : au-delà de 512 Mo jusqu'à 1 Go.
8 euros : au-delà de 1 Go jusqu'à 5 Go.
10 euros : au-delà de 5 Go jusqu'à 10 Go.
12 euros : au-delà de 10 Go jusqu'à 15 Go.
15 euros : au-delà de 15 Go jusqu'à 20 Go.
20 euros : au-delà de 20 Go jusqu'à 40 Go.
Si le baladeur téléphone comporte un stockage dédié à la fois à l'enregistrement numérique de vidéos et de musiques (ce qui n’est pas rare), voilà le barème :
5 euros : jusqu’à 1 Go.
6 euros : au-delà de 1 Go jusqu'à 5 Go.
7 euros : au-delà de 5 Go jusqu'à 10 Go.
8 euros : au-delà de 10 Go jusqu'à 20 Go.
10 euros : au-delà de 20 Go jusqu'à 40 Go.
15 euros : au-delà de 40 Go jusqu'à 80 Go.
20 euros : au-delà de 80 Go jusqu'à 120 Go.
25 euros : au-delà de 120 Go jusqu'à 160 Go.
35 euros : au-delà de 160 Go jusqu'à 250 Go.
45 euros : au-delà de 250 Go jusqu'à 400 Go.
50 euros : au-delà de 400 Go jusqu'à 560 Go.
Application au 1er mai
On rappellera que ce nouveau régime qui va quelque peu faire gonfler les prix des téléphones baladeurs entrera en vigueur à compter du premier jour du mois suivant sa publication, soit le 1er mai, pour les appareils mis en circulation à partir de là.
Pour les autres téléphones, ne répondant pas aux trois critères exposés ci-dessus, mais qui sont malgré tout aptes à reproduire des fichiers audio, une étude est actuellement menée pour déterminer les usages des fonctions audio. Cette étude permettra de généraliser la ponction souhaitée par les ayants droit.
Une étude en cours, des barèmes provisoires
L’étude en question, comme nous le disions, aura un possible impact sur les présents barèmes. Ceux-ci ne sont que provisoires et frapperont les modèles mis en circulation en France jusqu'au 31 décembre 2008 au plus tard. Pour ne pas perdre de temps (le marché « est en développement rapide et significatif »), la Commission a procédé par analogie en assimilant ces téléphones avec capacités multimédias à de simples baladeurs. La préparation accélérée de cette ponction n'était pas étrangère à l'arrivée de l'iPhone en France, gorgée d'espoir de réussite commerciale.
Il aura donc suffi de leur coller le barème déjà applicable pour boucler temporairement le chapitre. L’étude d’usage en cours va cependant mesurer « l'évolution des technologies, des matériels, des usages de consommation, des pratiques d'enregistrement et de copie privée ». Selon ses résultats, il y aura donc remise à jour de ces barèmes. À la hausse, ou à la baisse.
On verra enfin que le domaine de la rémunération pour copie privée est actuellement le terrain d’une bataille en ordre, alors que des bruits de nouvelles taxes se font entendre « dans le domaine informatique ».
Le Comité international olympique demande au comité d'organisation des Jeux de Pékin d'ouvrir largement l'accès à internet en Chine durant la manifestation sportive. L'objectif est de faire en sorte que « les médias soient en mesure de travailler comme ils l'ont fait lors des précédentes olympiades », explique à Reuters, Kevan Gosper, vice-président de la commission de coordination des Jeux du CIO. « Il y a eu des critiques sur la fermeture d'internet pendant les événements liés au Tibet ces dernières semaines, mais nous ne sommes pas dans le temps des Jeux », a-t-il ajouté. Des sites étrangers inaccessibles toute l'année Comme nous l'évoquions récemment, le Net est soumis à une forte censure en Chine. Les autorités ont ainsi bloqué la plate-forme YouTube qui hébergeait des vidéos témoignant de la violente répression des émeutiers tibétains. En dehors de ces événements, l'accès à bon nombre de sites étrangers depuis la Chine est bloqué tout au long de l'année, comme le Washington Post ou le New York Times. Même chose pour Wikipedia en version anglaise qui est totalement censuré ; seule la version chinoise est autorisée. Les sites de grandes universités, tels que Stanford ou Yale, sont égalemet bloqués. Mais, par son statut de ville-hôte des Jeux, Pékin est tenu de garantir la liberté de travail des 30 000 journalistes attendus pour couvrir l'événement, du 8 au 24 août, a souligné le CIO. Par la rédaction, ZDNet France www.ZDNet.fr Je dirais que cette demande est légitime.Elle rejoint notre dcussion en seminaire sur la censure sur ternet dans certains pays de l'asie,notamment chez Minh.Non je blague chez Minh on peut fare ce qu'on veux sur internet.N'est ce pas minh ; =)
Doctor Suggests Cell Phones May Be Riskier Than Cigarettes
The danger of developing a brain tumor from extended mobile phone use is greater than the risk presented by smoking, an Australian doctor has concluded. Neurosurgeon Vini G. Khurana reached his conclusion by reviewing other studies into the connection between mobile phones and cancer.
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The dangers associated with cell phones could far outweigh those tied to asbestos and smoking, an Australian doctor recently warned in a new report.
In his paper, "Mobile Phones and Brain Tumors -- A Public Health Concern," Vini G. Khurana, a staff specialist neurosurgeon at the Canberra Hospital and associate professor of neurosurgery with Australian National University Medical School, summarizes a 14-month study in which he reviewed previous reports on the effects of mobile phone usage in medical and scientific publications as well as the popular press.
"There is a significant and increasing body of evidence for a link between mobile phone usage and certain brain tumors," Khurana writes. "The link between mobile phones and brain tumors should no longer be regarded as a myth."..............