Plate-forme communautaire dédiée à la musique et présente dans neuf pays européens, MusicMakesFriends.com se lance dans l'écoute en ligne (streaming). Un positionnement surprenant à l'heure où l'économie numérique de la musique mise plutôt sur les formules d'abonnement où l'utilisateur peut télécharger le morceau sur son baladeur ou son ordinateur.
A partir d'aujourd'hui, MusicMakesFriends, qui revendique des accords avec Universal, Sony BMG, EMI et des labels indépendants, propose donc deux formules de streaming à ses membres : un service gratuit ? financé par la publicité ? pour un accès aux playlists existantes, et un abonnement dit Premium à 8,99 euros par mois, sans engagement de durée, avec accès à un catalogue de 1,5 million de titres. A priori, un prix agressif comparé aux offres existantes, comme chez Fnacmusic.com (9,99 euros) ou MusicMe.com (9,95 euros). Sauf que tous les acteurs du secteur estiment aujourd'hui qu'à ce tarif, ce marché n'est pas rentable.
« L'écoute en streaming est perçue comme gratuite, analyse Ludovic Leu, fondateur de MusicMe. Elle a un avenir, mais pas à 10 euros. Aujourd'hui, nous discutons avec les maisons de disques pour arriver à un prix de marché que nous estimons entre 3 euros et 5 euros. »
Ces modèles payants sont confrontés à la concurrence, plus ou moins légale, du tout gratuit financé par la pub comme Deezer.com. Jonathan Benassaya, patron de ce site qui remporte un grand succès, estime que des offres comme celle proposée par MusicMakesFriends « concernent les amateurs de musique en haute qualité » et qu'elles seront vraiment « intéressantes quand la musique pourra être diffusée directement sur les chaînes hi-fi ». Aujourd'hui, Deezer est en discussion avec les maisons de disques pour devenir complètement légal.
Les dirigeants de MusicMakesFriends avancent des études réalisées auprès des consommateurs qui ont validé leur analyse. « Nous sommes dans un monde du tout connecté et notre plate-forme permet à ses membres d'accéder, de partout et simplement, à leurs morceaux préférés, explique Alexandra Fernandez Ramos, la directrice générale du site. Les premiers utilisateurs de la version bêta ont apprécié notre côté sympathique, notre outil ouvert, simple d'utilisation, ou encore l'accès à un catalogue diversifié. » Mais comme souvent avec Internet, c'est le marché qui dira si cette plate-forme répond à une attente.
David Carzon - ©2008 20 minutes
Mouais, entre de la musique haute qualité mais payante et de moindre qualité mais gratuite comme sur RadioBlog à mon avis les internautes ne vont pas hésiter bien longtemps. En plus, il faut voir quel type de connexion sera nécessaire pour streamer du haute qualité. Dommage qu'ils ne précisent pas ce qu'ils appelle "haute qualité" (192 kbit, 320 kbit???)
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